Union Régionale des Professionnels de Santé Orthoptistes

Archives de la catégorie ‘Uncategorized’

Assises départementtales des maladies neurodégénératives

Maladie d’Alzheimer, Parkinson, Sclérose en plaques…

En Occitanie ces maladies chroniques et invalidantes concernent aujourd’hui près de 80000 patients mais aussi leurs proches qui les accompagnent au quotidien.

Le plan maladies neurodégénératives 2014-2019 invite à communiquer, diffuser et partager les bonnes pratiques et celles plus innovantes auprès des professionnels et des familles.

En juin dernier des assises régionales à Toulouse qui ont réuni plus de 900 participants ont été organisées par l’ARS.

Après le succès de cette journée, la dynamique dans chaque département au plus près des patients, des aidants et des professionnels se décline par un débat public qui se tiendra de

13 H 30 à 17 H 30 les :
6 juin à MONTGAILHARD en Ariège
7 juin à MONTESQUIEU VOLVESTRE en Haute Garonne
13 juin à THUIR dans les Pyrénées Orientales
14 juin à LABASTIDE MURAT dans le Lot
18 juin à NARBONNE dans l’Aude
21 juin à NIMES dans le Gard
1er juillet à RODEZ dans l’Aveyron
5 juillet à TARBES dans les Hautes Pyrénées
8 juillet à MONTPELLIER dans l’Hérault
27 septembre à MENDE en Lozère

S’agissant des départements du GERS, TARN et TARN et GARONNE, les dates des débats publics vous seront transmises ultérieurement.

Les modalités d’inscriptions à ces débats vous parviendront très prochainement.

Dans cette attente,  nous vous invitons d’ores et déjà à inscrire ce rendez-vous dans votre agenda.
Nous comptons sur votre participation et nous vous remercions de diffuser cette invitation très largement.

M. Pierre RICORDEAU, Directeur Général Agence Régionale de Santé

Professeur Michel CLANET, Membre Fondateur du Pôle MND, Président du comité de suivi du PMND

 

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Semaine du cerveau 2019

 

Journée mondiale du diabète 14.11.2017

Présentation du métier d’orthoptiste

Présentation du métier d’orthoptiste (par le ministère de la santé)

Allo Docteurs, l’orthoptie

Allo Docteurs, L’orthoptie et la posturologie

A quoi ça sert d’aller chez un Orthoptiste (Santé Magazine Décembre 2012)

L’AVC ou Accident Vasculaire Cérébral

1   Cliquer sur l’image pour accéder au Flyer AVC réalisé par l’URPS IDF. Une réalisation de Laurence Delannoy, Nadine Jaulin et Laurence Pache

 

 

 

 

 

LE RÔLE DE L’ORTHOPTISTE

Le bilan orthoptique permet d’analyser les éléments sensoriels et oculomoteurs puis d’évaluer leur mise en jeu fonctionnelle dans les trois principaux rôles de la vison : la communication, la saisie de l’information, l’organisation du geste.

En complément de son bilan et/ou sur prescription initiale, l’orthoptiste peut être amené à réaliser des examens complémentaires d’exploration fonctionnelle : périmètrie, campimétrie et déviométrie. Le diagnostic orthoptique permettra aux médecins de compléter leur diagnostic médical et, aux autres professionnels intervenant auprès du patient, de prendre en considération les incapacités secondaires à l’origine par exemple d’une orientation du regard préférentielle, d’une attitude de tête décompensation, de la nécessité d’une occlusion…La prise en charge a pour but la récupération quand cela est possible et/ou la compensation du déficit afin de limiter la perte d’autonomie, mais aussi d’améliorer la qualité de vie, de permettre la reprise d’une activité professionnelle et d’éviter les complications secondaires liées au risque de chute.

LA PRISE EN CHARGE DES AVC CONCERNE L’ENSEMBLE DE LA FILIÈRE DE SOINS

Les voies visuelles intracrâniennes représentent plus du tiers du volume des hémisphères cérébraux, les troubles visuels chez les patients victimes d’un AVC sont donc fréquents. Pourtant ils sont souvent sous-évalués, et sont à l’origine d’un handicap invisible dont les conséquences fonctionnelles sont sous-estimées.

C’est pourquoi, le bilan orthoptique doit faire partie intégrante de l’évaluation en cas de séquelles

visuelles et/ou de gêne fonctionnelle

LES DIFFÉRENTS TYPES DE TROUBLES VISUELS QUE LE BILAN ORTHOPTIQUE PERMET D’OBJECTIVER

En cas de lésions sur les voies visuelles afférentes :

  • Baisse d’acuité visuelle monoculaire ou binoculaire.
  • Déficits du champ visuel (hémianopsies, quadranopsies, scotomes centraux..).

En cas de lésion sur les voies visuelles efférentes :

  • Déficits oculomoteurs.
  • Atteintes de la motricité conjuguée.
  • Paralysies oculomotrices.
  • Paralysies de fonctions.

En cas de lésion centrale :

  • Troubles neuro-visuels :
  • Troubles perceptifs
  • Cécité corticale
  • Agnosies visuelles
  • Troubles visuo-spatiaux (héminégligences…)

LES CONSÉQUENCES D’UN DÉFICIT VISUEL

Elles sont multiples et variées, en fonction de la localisation de la lésion.

  • Troubles généraux
  • Céphalées, fatigue visuelle, perte d’efficience.
  • Troubles oculaires
  • Yeux irrités, larmoiements et/ou sécheresse oculaire.
  • Troubles visuels
  • Vision floue, double, difficultés de mise au point…
  •  Diplopie
  • Torticolis de compensation.
  • Fermeture d’un oeil.
  • Trouble majeur de la localisation visuelle.
  • Maladresse gestuelle et risques de chutes, etc.
  • Amputations du champ visuel périphérique et/ou central
  • Suppression de la vision d’alerte (risques accrus de chutes, de chocs, de vertiges)
  •  Altération des référentiels spatiaux
  • Difficultés d’exploration
  • Difficultés de lecture (retour à la ligne et/ou anticipation)
  • Baisse de vision pouvant aller jusqu’à une déficience visuelle (basse vision selon la CIH 2)

 

RECOMMANDATIONS DE LA Haute Autorité de Santé (HAS)

Le bilan doit permettre d’évaluer l’état clinique du patient, le niveau de récupération fonctionnelle mais également de faire une synthèse de ses déficiences et des incapacités secondaires.

Les troubles visuo-attentionnels ou troubles neuro-visuels

Trouble visuo-attentionnel  Stratégie visuo-spatiale  Empan visuel  Bilan orthoptique  Neurovision

Voici un site qui vous expliquera ce qu’il en est : 

www.troubleneurovisuel.com/

Les troubles de la vision – La réfraction

Souvent, les patients confondent deux éléments très différents, la vision et la réfraction.

La vision correspond à ce que le patient voit, et est exprimé en dixièmes. Une vision est considérée comme normale quand le patient lit 10/10ème sur le tableau. Il s’agit là d’une valeur moyenne, et pas du tout un maximum. Les enfants arrivent souvent à 15/10ème ou plus. Une mauvaise vision correspond à 1 ou 2/10ème par exemple.

On évalue toujours la vision dans les meilleures conditions possibles, c’est à dire avec lunettes si elles sont nécessaires. La vision sans correction n’a que peu d’intérêt.

Quand on vous demande à quelle vitesse vous courrez, c’est toujours avec des chaussures, et pas pieds-nus ! C’est la même chose pour la vision. Donc la seule acuité visuelle intéressante est l’acuité avec correction (lunettes ou lentilles).

La réfraction est la puissance des verres de lunettes nécessaire pour obtenir une vision aussi bonne que possible.

Quelqu’un qui n’a pas besoin de lunettes pour lire 10/10ème est dit « emmétrope ».

La myopie : Un patient qui est myope a un œil un peu trop long, donc l’image se forme devant la rétine et il verra flou de loin. Pour le corriger, il aura besoin de verres concaves, divergents, négatifs. On parle par exemple de myopie de -2,00 dioptries.

Ce n’est pas en regardant les lunettes de quelqu’un qu’on peut savoir quelle est sa vision.

En principe il devrait avoir 10/10ème avec sa correction, mais ce n’est pas toujours le cas (maladie oculaire, oeil faible de naissance…). Une règle ancienne des ophtalmologistes rappelle « 10/10ème ou un diagnostic ». Il suffit d’une faible myopie pour être très gêné. Ainsi un myope de -0,50 dioptrie ne voit que 5/10ème sans lunettes, mais bien sûr 10/10ème avec sa correction.

Quand un patient à une myopie qui augmente, par exemple -2,50 dioptries, puis -3,25 dioptries un an après, cela ne veut pas dire que sa vision baisse. Sa vision sera toujours la même, mais avec des verres un peu plus forts.

En revanche, ce qui est grave, c’est lorsque le patient a une vision qui baisse. Cela peut être dû à une maladie de la rétine, une cataracte, une tumeur. Si il a 2 ou 3/10ème avec sa correction et qu’elle ne peut pas être amélioré par des verres.

L’hypermétropie : le patient qui est hypermétrope a un oeil un peu trop court, donc l’image se forme derrière la rétine. Il va être gêné de loin et de près sans lunettes, mais si le patient est jeune, il a la capacité d’accommoder, c’est à dire de « forcer » pour ramener l’image sur la rétine. Il arrivera à voir net au prix d’un effort et cela risque d’entraînera des maux de tête, un inconfort dans le travail ou devant l’ordinateur. Il faut se méfier des examens qui concluent que tout va bien quand la vision est de 10/10ème sans correction, car le sujet peut être hypermétrope depuis des années.

L’hypermétropie chez les enfants doit absolument être connue, donc dépistée. Comme dit plus haut, on peut parfaitement avoir une acuité visuelle de 10/10emes et être hypermétrope. Un enfant hypermétrope ne se plaindra jamais de rien, mais un de ses yeux risque de se mettre au repos et ne fonctionnera pas et à terme, il risque d’avoir une baisse de l’acuité visuelle appelée amblyopie. Cette amblyopie peut parfois être accompagnée d’un strabisme constant ou même intermittent (le soir ou à la fatigue). Le travail avec l’orthoptiste permettra de rééduquer cet œil faible et finalement d’obtenir une bonne vision des deux côtés.

L’astigmatisme : Un patient astigmate a des yeux un peu « aplatis », ce qui va troubler la vision de loin et de près. Il faut des verres spéciaux pour corriger ce défaut. On peut être astigmate et myope ou bien astigmate et hypermétrope.

La presbytie : Un patient presbyte a des difficultés à lire de près, à partir de 45 ans (en moyenne). Le vieillissement naturel de l’œil (et du cristallin) fait que l’accommodation qui permettait la mise au point en vision de près (comme celle d’un appareil photo quand on veut prendre une photo proche) faiblit et la mise au point ne se fait plus correctement. On peut bien sûr être myope, hypermétrope et/ou astigmate en plus. On adapte en principe des verres progressifs pour n’avoir qu’une paire de lunettes. Les myopes voient très bien de près sans lunettes, les hypermétropes sont gênés très tôt, vers 42 ans pour la lecture.